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... INTERVIEW ...

L'entrée en bourse

Parmi les plus importants groupes de presse, votre chiffre d'affaires de 25 millions d'euros vous mets à la 30ème place, c'est inquiétant ?

Ce qui compte, ce n’est pas le chiffre d’affaires mais la dynamique ! Il faut que l’on double notre chiffre d’affaires afin de devenir un pôle incontournable faces aux grandes manœuvres en vue dans le marchés des médias. Et cela nous permettra aussi d’intégrer d'avantage de talents confirmés. Je regarde aussi en permanence des dossiers à racheter.

Pourquoi votre introduction en Bourse ?

C’est l’histoire d’une rencontre avec un homme formidable, Louis Thann-Berger (patron d’Europe Finance et Industrie), que je connais depuis 18 ans et qui m’a toujours poussé à y aller… Le 26 décembre 2001, notre Groupe était côté en Bourse, ce fut un clin d’œil, mais aussi un moyen de se faire connaître, de communiquer, et de s’affirmer. C’était aussi une transparence indispensable quand on a une stratégie de développement. J’étais un peu las d’entendre n’importe quoi autour de mes sociétés. Nos bilans sont validés par des commissaires aux comptes et diffusés officiellement. Nos comptes sont publics, tout le monde peut voir l’endettement du Groupe, les résultats nets, les diffusions de nos titres. C’est ça aussi l’indépendance.

Comment percevez-vous cette cotation à Euronext ?

C’est un outil de communication que l’on n’a sûrement pas assez exploité. Le monde de la Presse nous attendait un peu au tournant… C’est une force d’être côté en Bourse. C’est l’avenir ! Avec nos meilleurs résultats, notre cours est entrain de redémarrer, il est bien évident que cela peut nous entraîner dans une spirale positive. Je pense que si le développement du Groupe se poursuit, la Bourse finira par nous renvoyer l’ascenseur ! C’est la holding, «Entreprendre S.A.» (Lafont presse) qui détient l’ensemble des structures du Groupe qui comprend quatre pôles. Le pôle économique, le pôle sport/auto, le pôle féminin et grand public et le pôle infos-culture-science-histoire. Il y a, aujourd’hui, 7% du flottant sur le marché libre.

Vous avez pensé à vous faire racheter ?

On me le propose parfois. Ce n’est pas d’actualité car on peut aller plus haut tout seul. Il n’y a jamais eu un dossier, un banquier ou un cabinet de fusion-acquisition, sur la place de Paris, qui peut se prévaloir d’avoir un mandat de vente d’un titre de notre Groupe ! A aucun moment, je n’ai eu cette stratégie, parce que je suis comme un créateur à qui on va enlever son tableau resté inachevé… L’histoire n’est pas terminée. Mais des partenariats pour aller plus vite, pourquoi pas !

Pourquoi n'avez vous jamais eu de stratégie de rachat d'autres titres et comment vous positionnez-vous par rapport aux autres groupes ?


Nous sommes avant tout, des créateurs de journaux et de magazines ! Mais nous regardons les dossiers de reprises. Ça peut désormais nous intéresser.

N'avez-vous pas un complexe d'infériorité (avec des diffusions situées entre 30 000 et 50 000 ex par titres) en face de groupes de presse qui annoncent des diffusions de 200 000, 500 000 ex et même plus ?

Nous sommes un groupe de presse «kiosques». Nous sommes dans une logique de collection globale de magazines grand public à centres d’intérêts sur la plus part de nos pôles. Nous vendons 500 000 exemplaires par collections. Il y en a qui auraient des complexes pour moins.

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